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La politique dans notre famille
© Hielke Grootendorst
© Hielke Grootendorst © Hielke Grootendorst
Le poème du mois
Littérature

La politique dans notre famille

Poète, traducteur et programmateur au Poetry International Festival (Festival international de poésie) de Rotterdam, le Néerlandais Jan Baeke (° 1956) a publié à ce jour 7 recueils de poésie. En 2016, il a reçu le prix Jan-Campert pour son recueil Seizoensroddel et il vient tout juste d'être récompensé du prix Melopee - remis au poème le plus obsédant paru en néerlandais dans une revue littéraire flamande - pour son poème «Ik bel mijn moeder».

Nous reprenons ici son poème «La politique dans notre famille», extrait du recueil Bommerdagen paru en 2010 aux éditions De Bezig Bij à Amsterdam.

La politique dans notre famille

Soleil tardif. Les tantes éminentes et éméchées
contre leurs habitudes populaires, rentrées tôt
les explications sur Adamo remises
à un autre anniversaire

Qui est venu, mais nous étions absents, mon frère et moi
lui occupé à voir pousser les tomates dans le champ
leurs formes de jeunes filles
et à ne pas penser à moi, surtout à moi.

Tout peut empirer.
Nous avions l'histoire et la politique:
toutes deux aimaient les crises.
Je croyais que c'était quand les tantes
trop animées agitées enivrées ranimaient de vieilles rancœurs
comme disant mes parents.

Le plus souvent mes tantes accaparaient l'après-midi
chantaient du Adamo à pleins poumons
désiraient des rires ambiants.

Qui sont venus, mais en s'absentant de mon frère
qui a détruit les restes, puis ses propres détails
et a déclaré que c'était déjà pas si mal
qu'il soit encore en vie.

Nous avons choisi de belles fleurs
que les tantes jugent adaptées
à toutes les tombes.

De politiek in onze familie

Een late middagzon. Tantes deftig en dronken
tegen de volkse gewoonten in vroeg naar binnen
tekst en uitleg bij Adamo opgeschort
tot een volgende verjaardag.

Die kwam, maar we waren afwezig, mijn broer en ik
hij bezig te kijken hoe tomaten groeien op het land
de meisjesvorm daarvan
en niet aan mij te denken, vooral aan mij.

Alles kan verergeren. We hadden geschiedenis en
politiek en beide hielden van crisis.
Ik dacht dat dit was als de tantes
te druk te luid te dronken, in oud zeer vervielen
zoals mijn ouders dat noemden.

Meestal namen mijn tantes de middag in beslag
zongen Adamo uit volle borst
verlangden achtergrondgelach.

Dat kwam, maar zag af van mijn broer
die de restjes vernielde, daarna zijn eigen details
en verklaarde dat hij het al heel wat vindt
dat hij nog steeds leeft.

We hebben mooie bloemen uitgezocht
die de tantes voor alle stenen
geschikt vinden.

Le poème du mois

Taupe

Le moment venu

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