Miroir de la culture en Flandre et aux Pays-Bas

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L’anglais détrônera-t-il le néerlandais comme langue d’enseignement dans les Plats Pays?
© Roel Dierckens / Unsplash
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L’anglais détrônera-t-il le néerlandais comme langue d’enseignement dans les Plats Pays?

Tous les deux mois, Hans Vanacker pose un regard personnel sur Septentrion. Il tire des archives du magazine tantôt des articles ayant touché chez lui une corde sensible, tantôt des textes qui entrent en résonance avec l’actualité. Alors qu’aux Pays-Bas, les étudiants s’apprêtent à reprendre le chemin de l’université, il revient sur un article de 2015 qui mettait déjà en garde contre un phénomène apparemment grandissant: l’anglicisation de l’enseignement supérieur.

Lecteurs et lectrices, soyez d’emblée averti·es. Certain·es d'entre vous ne seront pas d'accord avec moi. Tant pis. Cette fois-ci, je voudrais mettre en avant un article sur l'anglicisation de l'enseignement supérieur dans les Plats Pays, et plus particulièrement aux Pays-Bas. Pour être clair, l'article soulève beaucoup de questions sur ce phénomène.

Il ne reste pratiquement plus de programmes de master aux Pays-Bas dont les cours ne soient pas prodigués uniquement en anglais. Les Pays-Bas sont ainsi le précurseur d'une tendance générale à laquelle la Flandre participe également, bien qu'à tâtons.

Je ne veux pas nier qu'il puisse y avoir des avantages à enseigner en anglais, surtout si le cours est suivi par un public étranger. Pourtant, l'un des objectifs d'Erasmus n'était-il pas initialement (sauf erreur de ma part) que les étudiants apprennent aussi la langue du pays d'accueil? Connaître une nouvelle langue est un atout, non? Et derrière chaque langue, il y a, dans une certaine mesure, une façon distincte de penser et de sentir, une perception culturelle distincte, n'est-ce pas? En bref, l'anglicisation conduit à une vision étroite (comme si toute vérité venait du monde anglo-saxon) et à un piteux appauvrissement culturel. Et ce n'est qu'une des critiques.

Mais permettez-moi de donner rapidement la parole à Ludo Beheydt, ancien professeur de linguistique néerlandaise à l'Université catholique de Louvain-la-Neuve. Son article date un peu, mais il est toujours aussi fascinant. Cela ne vous surprendra pas: je suis presque entièrement d'accord avec lui.

«Lost in translation». L'anglicisation de l'enseignement supérieur aux Pays-Bas

Soudain, cela va extrêmement vite aux Pays-Bas. L’anglicisation de l’enseignement supérieur se réalise à un rythme effrayant, et il est d’ailleurs curieux que les premières réactions se manifestent seulement maintenant dans la société. Il existait bien déjà un certain émoi sous-jacent, et des locuteurs inquiets avaient bien exprimé leur mécontentement, mais cela restait jusqu’en juin 2015 des ronchonnements en marge. Pas de quoi, en tout cas, bouleverser les foules. Maintenant, si. Le déroulement de tout ce processus mérite une attention particulière dans le contexte européen d’aujourd’hui.

Retrouvez ICI la suite de l'article de Ludo Beheydt paru dans Septentrion, 2015, n° 4, p. 31-37.
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