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«Septentrion» remporte le prix Descartes!
© M. Samyn
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Septentrion quinquagénaire
Société

«Septentrion» remporte le prix Descartes!

À l’aube du printemps 1981, Septentrion a vécu un nouveau jour mémorable. Et ce, une fois encore, à Paris. La revue était déjà connue jusque dans les plus hautes sphères.

Le succès d’une publication se mesure-t-il aux lieux où elle est l’objet de toutes les louanges? Dans l’affirmative, il est certain que Septentrion, au début de sa dixième année de parution, a rejoint les sommets. Déjà heureux de son accueil, en avril 1976, à l’Institut néerlandais, rue de Lille à Paris 7 (voir un autre article de cette série), l’équipe de Septentrion allait, près de cinq ans plus tard, être reçue en grande pompe dans les prestigieux salons de l'hôtel du Petit-Luxembourg, la résidence du président du Sénat Alain Poher.

«Une forme d'esprit ouverte»

Nous sommes le 18 mars 1981. Sont notamment présents: Jozef Deleu et son équipe, son grand ami Sadi de Gorter et une brochette de hauts dignitaires de France, de Belgique et des Pays-Bas, et plusieurs dignitaires parmi lesquels Mme Rika Steyaert, secrétaire d'État de la Communauté flamande, qui représente le gouvernement belge. L’atmosphère est celle d’une attente fiévreuse, car il ne fait aucun doute qu’un grand moment se prépare.

C’est l’heure des allocutions. Le premier orateur est l’historien Yves Cazaux, ancien préfet, mais d’abord présent ici en sa qualité de président de l'Association France-Hollande. Cette association a vu le jour au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et s’est fixé pour objectif de promouvoir les liens culturels entre la France et les Pays-Bas. Pendant quelques années, une partie du tirage de Septentrion a comporté un supplément nommé Cahiers France-Hollande, dont nous ne pourrions malheureusement vous entretenir ici sans nous éloigner de notre sujet. Revenons donc à l’hôtel du Petit-Luxembourg!

Cazaux, après avoir vivement remercié de leur présence les hauts dignitaires, entreprend l’éloge de Jozef Deleu et de Septentrion avec une verve dont les Français et les Françaises ont le secret. Deleu et Septentrion, sur proposition de l’Association France-Hollande, sont lauréats du prix Descartes, distinction prestigieuse décernée annuellement à une œuvre de coopération ou à une personnalité dont l'action favorise le dialogue, l'échange, l'estime réciproque des cultures française et néerlandaise.

Le rédacteur en chef de Septentrion est certes flamand, mais Cazaux fait remarquer avec quelque insistance que, par sa langue maternelle (le néerlandais), Deleu a un lien étroit avec les Pays-Bas. De plus, Septentrion présente autant les Pays-Bas que la Flandre au public francophone et la revue est, aux dires de Cazaux, très proche de l' «universalisme tolérant dans la pensée des Pays-Bas». Septentrion est selon lui «un des exemples de cette forme d'esprit ouverte à toutes les curiosités, à toutes les tolérances, à toutes les compréhensions».

Un événement trois étoiles

Arrive le moment de remettre la médaille du prix Descartes au lauréat. Jozef Deleu a le privilège de la recevoir des mains de Louise Weiss, journaliste, écrivain, féministe, membre du Parlement européen et qui n’a cessé, sa vie durant, de plaider en faveur d’une meilleure entente internationale. Dans sa brève allocution, Mme Weiss souligne le rôle éminent que joue Septentrion dans le dialogue des cultures de l'Europe.

Le dernier mot revient évidemment à Jozef Deleu lui-même, après quoi le verre de l'amitié est servi en son honneur. Bien des verres seront levés ce jour-là car, ainsi qu’on peut le lire dans le compte rendu rédigé pour Septentrion par Sadi de Gorter, pas moins de quatre cents personnes étaient présentes, un «nombre inusité» pour ce genre de cérémonie. Dans son billet, De Gorter savoure encore pleinement. « On était bien, l'événement valait trois étoiles: il méritait le voyage.»

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